Les salaires: principal souci
En septembre et octobre derniers, Syna a procédé à une enquête auprès de 5000 collaboratrices et collaborateurs du commerce de détail. Syna voulait connaître le degré de satisfaction, leurs conditions de travail et leurs salaires. Syna voulait ainsi connaître des intéressés eux-mêmes, leurs besoins et problèmes et où se trouvait un potentiel d’amélioration.
Il est réjouissant de constater que beaucoup de collaboratrices et collaborateurs ont participé à cette enquête. Parmi les 500 réponses reçues (10 pour cent des personnes consultées), les réponses données étaient complètes et indiquaient très clairement quelles améliorations pourraient être obtenues. Il ressort de l’enquête que les salaires sont le souci principal de la branche. Les salaires sont sensiblement plus bas que dans de nombreuses autres branches économiques. Plus de 90 pour cent des participants à l’enquête souhaitent une amélioration sensible du salaire. Par ailleurs les interviewés soulignent que le salaire dans le commerce de détail ne doit pas être considéré comme un salaire d’à point mais comme un salaire adéquat pour mener une existence digne.
L’augmentation des vacances est secondaire pour les personnes interrogées. Par rapport aux indications en notre possession soulignons que le salaire horaire varie entre Fr. 17.– et 21.–. Coop paie aux non qualifié-e-s un salaire minimal de Fr. 3700.- par mois. Migros paie un salaire minimal entre Fr. 3500.– et Fr. 3800.-. Auprès de Lidl ce salaire est de Fr. 3800.– et auprès d’Aldi de Fr. 4016.–. Par ailleurs n’oublions pas que les collaboratrices et collaborateurs de Migros travaillent une heure de moins par semaine et qu’au contraire des deux discounters allemands Aldi et Lidl, ils allouent des indemnités complémentaires pour le travail du soir et de fin de semaine.
Fractionnement du temps de travail
Un autre problème qui préoccupe le personnel sondé du commerce de détail est celui du travail sur appel. Les collaboratrices et collaborateurs souffrent d’être appelés pour le travail dans des délais très courts. Effectivement les plans de travail devraient être établis suffisamment à l’avance afin de ne pas pénaliser la vie de famille. L’enquête a montré que les délais fixés n’étaient même pas toujours respectés. Cela est également influencé par la flexibilisation des heures d’ouverture des magasins. L’extension des heures d’ouverture conduit à un plus grand fractionnement du temps de travail. Parfois on introduit dans le commerce de détail des heures de chambre comme cela est pratiqué dans l’hôtellerie.
Les résultats de l'enquête nous donnent un mandat clair: Syna doit continuer à s'engager pour améliorer la situation des employées et employés du commerce de détail.
Renseignements complémentaires:
Carlo Mathieu, Secrétaire central / Responsable de la branche Commerce de détail
Mobile 079 690 54 79
carlo.mathieu@syna.ch
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