Halte au démantèlement social !
Au cours de sa première assemblée annuelle à Zurich, le comité du syndicat Syna s’est élevé avec véhémence contre les mesures de réduction prévues dans le domaine des assurances sociales.
Les membres du comité de Syna constatent avec consternation que la crise financière nous jette dans une crise économique et que la menace d’une crise sociale inquiétante est bien là. Le chômage augmente, l’économie ne croît pas! Par contre, c’est sans scrupules qu’on appuie de nouveau les marchés financiers et les banques. Comme si rien ne s’était passé. Nous faisons front lorsque, en ces temps si difficiles, on démantèle nos importantes institutions sociales.
NON, on ne tronque pas le 2e pilier!
Les membres du comité rejettent à l’unanimité l’abaissement du taux de conversion, car il est infondé et irresponsable. Ni l’espérance de vie ni les perspectives de rendement ne peuvent le justifier. Avec un taux de conversion plus bas, les fonds de prévoyance profitent encore plus qu’auparavant à l’industrie de l’assurance, aux dépens des salariés. Syna condamne cette politique absurde et glisse dans l’urne un NON catégorique, le 7 mars.
Assurance-chômage : menace de référendum
Le comité invite les parlementaires à assumer leur responsabilité sociale en ce qui concerne l’assurance-chômage (LACI). Un assainissement de la LACI, endettée, qui, en des temps meilleurs, aurait aisément pu se concrétiser grâce à une légère augmentation des cotisations, ne peut aujourd’hui se faire sur le dos des personnes se trouvant au chômage à cause de la crise. Une réduction des prestations pour les chômeurs de longue durée ainsi que pour les jeunes sans travail est inacceptable pour Syna. Bien au contraire, lorsque les temps sont difficiles, les prestations doivent être élargies. Il est certain qu’un démantèlement de la LACI imposé par le Parlement ne va pas trouver grâce devant le peuple. Syna est prêt à lancer un référendum.
Assurance-accidents: moins de risque, plus de profit – une zone interdite
L’assurance-accidents fonctionne très bien et est l’unique assurance sociale à jouir d’un bon financement. Jusqu’à présent, il est clairement apparu dans les délibérations des commissions du Conseil national portant sur la révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) qu’il faut réduire les prestations, bien qu’il n’existe aucun besoin d’assainissement.
L’affaiblissement de la Suva fait qu’une entreprise doit conclure un plus grand nombre d’assurances complémentaires auprès de compagnies d’assurance privées, étant donné que la Suva n’est pas autorisée à les proposer. Les compagnies d’assurance privées profitent d’une réduction des prestations dans l’assurance de base des salariés, tandis que la Suva subit une sollicitation accrue parce que les entreprises avec des risques élevés d’accidents professionnels restent majoritairement assurées auprès d’elle ! Syna exige de la commission concernée du Conseil national un renforcement et non un affaiblissement de la Suva, institution financièrement saine, au bon fonctionnement.
Le syndicat Syna est consterné de voir que la soif de profit, débridée et irresponsable, ne recule même pas devant nos institutions sociales. Au lieu de renforcer ces importantes couvertures sociales en ces temps de crise, il est prévu de les affaiblir. Les risques de chômage, de maladie et d’accident, mais également la prévoyance vieillesse ne doivent pas devenir le jouet d’assurances privées et de banques et de leurs chefs de file.
Renseignements complémentaires:
Kurt Regotz, Président Syna
Mobile 079 617 62 94
kurt.regotz@syna.ch
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